L'adaptation est notre nature. Elle permet la performance physique et mentale. Viser la pleine santé passe par le travail de ces piliers. Le principe d'Hormèse est notre outil de travail.
Le mal moderne de la sur-alimentation
Le mal moderne de la sur-alimentation

Le mal moderne de la sur-alimentation

Si une part malheureuse de notre monde moderne souffre de sous-alimentation, voire de famine, c’est définitivement la dernière des maladie pouvant troubler l’Occident au 21ème siècle. 

J’ai pour coutume de dire que notre société occidentale moderne ne souffre pas de sous-alimentation, mais de sur-alimentation

C’est ce qui nous rend malade, année après année, depuis notre entrée dans l’ère consumériste d’après-guerre. 

Ouvrons notre esprit à ce mal qui gangrène nos générations antérieures et menacent les générations futures. 

Un état de fait alarmant. 

Aujourd’hui, nous connaissons d’une part les supermarchés ouverts 7j/7, les supérettes accessibles de 6h à 23h. Chaque hiver, nous avons accès à des fruits et légumes que la nature a conçu pour éclore en été. Et vice-versa. Nous ne connaissons plus le rythme des saisons dans nos assiettes. 

De la même manière, nous pouvons cumulativement manger du boeuf, du porc, du gibier et de la volaille, puisque la chasse semble bonne 365 jours par an. Une chasse et une pêche aussi fructueuses à la fois, apparaît comme une première dans l’Histoire de l’évolution. 

D’autre part, il est possible de se faire livrer ses courses, évitant tout effort physique dans la quête de nourriture. Les compagnies industrielles travaillent d’arrache-pied à concevoir des repas tout-préparés, pour des consommateurs paresseux dont les deux minutes de micro-ondes sont déjà une corvée de patience. 

Pour les plus indolents d’entre eux, Uber Eat a touché la corde sensible en rendant possible la livraison de repas chauds et gourmands à domicile, en moins de trente minutes. 

Supermarchés et industrie agro-alimentaire ont balayé d’un revers de main le concept de raréfaction de nourriture. 

Nos aïeux se retourneraient dans leur tombe, j’en suis certain. 

La brutalité de l’évolution

Il en va de la responsabilité de chacun de prendre conscience de ce cadeau empoisonné, offert sur un plateau par la société de consommation. 

 L’individu moderne a résolument perdu le goût de l’effort pour aller chercher sa nourriture. En chemin, il y a aussi perdu la patience qu’une cuisine digne de ce nom requiert. 

Par dessus tout, il s’est délesté contre son gré de sa capacité à supporter la raréfaction de nourriture. 

Cette aptitude à jeûner lors de périodes d’absence de nourriture est pourtant engrammée dans notre ADN, depuis la nuit des temps. 

Il n’apparaîtrait censé pour aucun d’entre nous de penser que les chasseurs cueilleurs jouissaient du luxe du petit-déjeuner. Pas plus qu’ils se seraient nourri trois à cinq fois par jour. 

Non, quand la chasse était mauvaise, que l’hiver était rude ou la chance absente, aucune nourriture n’était récoltée. 

Quand on n’a rien, le choix entre manger et ne pas manger s’opère curieusement très vite. 

Il est aujourd’hui aberrant, sinon insensé, de voir se croiser des individus SDF maigres jusqu’aux os sans argent pour se nourrir, et des consommateurs en surpoids que l’ère consumériste a gavé. 

Force est d’imputer ce piètre résultat à une société toujours plus individualiste, qui a glorifié le repli sur soi sécurisé par l’abondance matérielle et alimentaire. Confort et sécurité ne font pourtant pas de nous des êtres forts ou adaptables. 

C’est l’incertitude, l’inconfort et l’insécurité qui nous ont forgé en tant qu’espèce la plus évoluée. 

Cet artifice insidieux de l’évolution ronge la technologie dont est véritablement doté l’être humain : son corps. 

Conscientiser les conséquences. 

Notre société occidentale se dirige vers une maladie croissante. Rien de nouveau, puisqu’elle s’inscrit déjà dans ce fléau depuis la seconde partie du 20ème siècle. 

Comme tout mal profond, la diffusion est lente mais certaine. Discrète, mais globale. 

Les consommateurs d’aujourd’hui entretiennent une peur du manque injustifiée. Les temps de guerre sont loin derrière nous, et les tickets de rationnement ne sont plus émis par aucun gouvernement occidental depuis fort longtemps.

Seul nos ainés de plus de quatre vingt-ans, enfants de la Seconde guerre mondiale savent réellement ce que signifie ”manquer”. Ils ont connu l’incertitude, la restriction, mais nullement l’abondance. Leur besoin viscéral de stocker et consommer à profusion trouve une légitimité très particulière à notre égard. 

Nous autres, enfants de l’après-guerre et du 21ème siècle, n’avons aucune raison de nous permettre cela. Si ce n’est, visiblement, que l’industrie moderne nous y a incité. 

Les nouvelles chaînes de production rapide et à grande échelle ont mis la société face à ses faiblesses. La quête du progrès motivé par l’obsession du confort. La publicité a remué ce couteau, déjà bien enfoncé dans nos plaies. 

Mais il est aujourd’hui nécessaire de lire entre les lignes. De prendre plusieurs pas de recul sur ce schéma assoiffé de profit, détruisant tout sur son passage. 

La société ne veut pas le bien individuel de ceux qui la composent. Pas plus qu’elle ne nous fournira les outils pour cheminer sur la voie d’une santé meilleure. C’est à l’encontre des volontés de confort, de profit et de pouvoir qu’il faut aller, pour entrevoir ce qui est réellement façonné pour l’être humain. 

En effet, la profusion de nourriture représentée par les supermarchés nous détruit de l’intérieur. Les maladies de civilisation incarnent cet impact de façon accablante. 

Ces maladies, vous les connaissez. Surpoids, obésité, maladies cardiaques, invalidité, cancers…

Elles ne sont pas l’apanage exclusif de la sélection naturelle, loin s’en faut. Les comportements de l’Homme l’y ont conduit tout droit. 

À la fois par son volume de consommation, mais aussi par la substance de la nourriture privilégiée. Repas préparés, junk food, sucrerie, sodas, etc…

Reprendre le contrôle. 

Pareillement, cette prise de conscience devrait conduire à éradiquer l’élan fataliste de nos générations d’après-guerre. De ceux qui imputent tout cancer, maladie cardiaque et invalidité à la génétique, à la dureté de la Nature ou à la malchance individuelle. 

Le refrain coutumier des anciens ”vous savez, c’est la vie…” tue à peu près autant que les maladies qu’il désigne. 

En prenant le parti des ”trois repas par jour” et de la nourriture transformée, l’Homme moderne a activé le levier de l’épigénétique en sa défaveur. 

La science nous l’a désormais prouvé, les interactions avec notre environnement ainsi que les choix opérés influent davantage que nos prédispositions génétiques. C’est cela l’épigénétique. 

C’est en mangeant de façon trop régulière, sans laisser son organisme se reposer, que les individus en surpoids ont surchargé ce dernier après des années de pratique inchangée. 

Une nuit de huit heures ne suffit pas à l’organisme pour s’auto-nettoyer. L’étude du milieu cellulaire – la vie de nos cellules – nous en apporte la preuve claire. 

Similairement, l’ignorance de l’interrelation ”habitudes – conséquences” accentue les ravages. Le plaisir de la junk food et les facilités qu’elle accorde confortent le consommateur moderne dans son aveuglement. 

Face à ces maux toujours plus dévastateurs, la remise en question devrait pourtant devenir la norme. 

Cultiver une curiosité sur ses propres habitudes, et vis-à-vis de ce que la société apporte si aisément. Assurément, ce serait se prémunir contre ce genre de dérive. 

Parce qu’au final, l’individu est le perdant de l’histoire. À force de reproduire ces habitudes mortifères, nous finirons bientôt par être le grand perdant de la grande Histoire. 

Reprendre conscience de ce qui est fait pour l’Homme est essentiel. 

Éliminer tout ce qui nous nuit sonne comme une urgence. 

En se tournant vers notre environnement premier, nous retrouvons facilement les réponses. La nature ne ment pas, elle nous a nourri et façonné des millions d’années durant. 

Reprenons conscience des saisons qui la rythment, de la nourriture qui en ressort.

Fruits, légumes, viande, oeufs et poisson sont tout ce que la nature peut offrir, et suffisent amplement à faire fonctionner la machine du corps humain. 

Ce n’est qu’en empruntant le chemin retour, avec sagesse, que l’Homme retrouvera sa pleine santé. Qu’il opérera ce détachement avec ce qui le rend malade. 

En revenant vers la voie de la Nature, nous satisfaisons nos besoins premiers en toute quiétude. 

Il faut pour cela renoncer aux promesses de la société de consommation moderne : abondance, confort, plaisir instantané. 

Là est certainement le challenge le plus exigeant. 

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