L'adaptation est notre nature. Elle permet la performance physique et mentale. Viser la pleine santé passe par le travail de ces piliers. Le principe d'Hormèse est notre outil de travail.
Prendre soin de soi est le plus au taux d’altruisme
Prendre soin de soi est le plus au taux d’altruisme

Prendre soin de soi est le plus au taux d’altruisme

Citation de mon mentor Pierre Dufraisse, dont la justesse et l’intensité pourraient presque suffire à justifier mon obsession quotidienne pour le renforcement. 

”Prendre soin de soi” peut passer par de multiples voies.

Par le sommeil, se coucher tôt et couper ses écrans avant de dormir. Mettre en oeuvre des petits rites qui donneront un repos de meilleure qualité, c’est prendre soin de soi. 

S’accorder des moments off dans sa semaine où il n’y aura ni travail, ni téléphone, ni famille. Rien que pour soi, pour se retrouver. C’est aussi prendre soin de soi. 

Se rendre au sauna du coin, une à deux fois par mois pour déclencher une transpiration intense et ainsi récolter les bienfaits relaxants et régénérateurs du chaud. C’est encore prendre soin de soi. 

Le sport, les exercices de respiration ou de méditation, la marche seule en nature, la nourriture saine sont tout autant de portes d’entrées supplémentaires dans cette perspective. 

Les outils sont pléthores et chacun peut y trouver son bonheur. Aussi, cela peut s’incarner dans chaque instant de la journée. Chaque action, même la plus banale au premier abord, est une opportunité.

Prendre soin de soi, renvoie naturellement à tout ce qui nous fait du bien. Ce peut être une affaire de tous les jours, quand on se respecte suffisamment. 

Avant tout, l’intention sous-jacente derrière cet acte permanent est encore plus profonde. Depuis quelques années, mon intuition croit sincèrement à une connexion Corps-Esprit en chacun de nous. En chaque être humain que nous sommes. Je suis convaincu d’une unicité entre le Corps physique que nous voyons dans le miroir, et l’esprit auquel on se réfère lorsque l’on doit penser ou réfléchir. 

À ce sujet, c’est un réflexe purement occidental que de séparer ces deux entités qui composent l’être humain, là où la culture de l’Orient n’en fait qu’un. Nous reviendrons dessus plus tard. 

Quoi qu’il en soit, chaque action ou habitude entreprise pour prendre soin de soi, sert le but de nourrir son Soi intégral : le Corps & l’Esprit. Aspirer à un sommeil de qualité, c’est autant pour disposer d’un esprit reposé que d’un corps régénéré. Partir courir 10km, c’est autant pour renforcer ses capacités cardio-vasculaires qu’améliorer sa résistance mentale à l’effort. Partir marcher dans la forêt, c’est à la fois pour respirer un air pur et faire le tri dans son flux de pensées.  Etc…etc… vous m’avez compris. 

Chaque acte pour prendre soin de soi abreuve simultanément notre corps et notre esprit d’ondes positives. Parce que ces deux entités ne sont pas séparables. Bien que l’étude de l’anatomie s’évertue à séparer le cerveau et les muscles du corps, Corps et Esprit sont pleinement déclenchés ensemble à chaque action. 

Ce qui se passe dans l’esprit conditionne le mouvement du corps, de même que ce mouvement répercute ses informations sur notre esprit. Pour modifier sa structure, à la manière d’un dialogue permanent.

Voilà donc, comment nous pourrions définir ce qu’est ”prendre soin de soi”. 

Place au coeur du sujet ; en quoi cet acte représente-t-il le plus haut taux d’altruisme ? 

Pour exposer mon propos, je vais vous raconter une discussion profonde avec mes parents qui s’est tenue voici quelques mois. Ces derniers manquaient parfois de clarté sur mon rythme alimentaire, mes habitudes et volumes d’entrainements ou encore mon rythme de sommeil. À raison, car je suis loin d’être facile à suivre tous les jours. 

La réponse que je leur ai livré ce jour-là m’a inspiré à écrire cet article. 

Prendre soin de soi n’est, en aucun cas, une démarche narcissique. Se renforcer physiquement en faisant des push-up ou en soulevant de la fonte n’a pas pour finalité le reflet du miroir. Ce résultat – l’apparence – n’est qu’une des cerises sur le grand gâteau. 

Au premier abord, on le fait pour soi. Partir courir 1h en nature, ou faire des anneaux de gymnastiques pendant 45 minutes. S’asseoir 30 minutes pour un exercice de respiration, ou se coucher à 21h30 pour être d’attaque à 6h le lendemain. Ces choix sont initialement pour soi. Pour servir sa cause et aligner ses actes à ses ambitions. Parce que l’esprit a besoin d’un corps sain et solide pour performer. 

Oui, ”pour soi” est l’intention première, et ce serait mentir que d’affirmer le contraire. 

Mais lorsque l’on réfléchit profondément au sens de ces actions et routines – comme je l’ai fait -, les raisons sont bien plus nombreuses. L’intention est ô combien plus noble que de simplement faire cela pour ”soi”. 

Prendre soin de soi uniquement pour être bien avec soi ne rime à rien. Et c’est là le piège tendu par le monde du développement personnel. Le monde d’Instagram vous vend des routines, des protocoles tout fait sans vous dire pourquoi. 

Non, prendre soin de soi est une marque de respect de l’Autre. L’être humain est un animal social. Nous vivons en société, et devons évoluer selon ces contraintes. Ainsi, nous interagissons avec notre famille, nos amis, notre boulanger, notre patron ou nos collègues. Chaque jour. L’Autre est partout, et il y a des milliers de façon de le traiter ou de s’adresser à lui. 

Prendre soin de soi est la garantie la plus indéfectible d’être capable d’interagir avec respect avec autrui. Parce que lorsque l’on se sent bien avec soi, dans son alignement Corps-Esprit, alors s’ouvre la porte à une interaction saine envers le monde extérieur. 

Tel que je l’ai dit à mes parents lors de cet échange : ”je ne peux pas me sentir bien avec les autres si je ne suis pas bien avec moi-même”. Cette phrase résume tout. 

Être compréhensif envers le problème de son collègue après une mauvaise nuit de sommeil, c’est compliqué. Prendre du temps à aider sa soeur dans une démarche administrative quand on est submergé par son stress, c’est contre-productif. On va perdre patience, s’agacer, puis surenchérir et finir par ne pas aider celui qui nous avait sollicité. Les exemples sont infinis pour démontrer que  se sentir mal avec soi-même est le meilleur moyen de dégrader sa relation avec autrui. 

À mes parents, j’ai pu expliquer à quel point j’ai besoin de bouger chaque jour pour me sentir bien dans ma tête et mon corps. Je ne fais cela pour embêter personne, ni incarner une démarche égocentrée au sein de ma famille. Certes l’entraînement physique alimente mes ambitions de performance. Mais c’est précisément en l’accomplissant que je me sens aligné avec moi-même. C’est de cet alignement dont j’ai besoin pour occuper la place qui est la mienne au sein de ma famille. 

Pour moi, une journée sans mouvement dégradera ma physiologie, et mon esprit détectera que quelque chose ne tourne pas rond. De ce point de vue, il m’est dès lors très couteux voire impossible de laisser exprimer mon ouverture d’esprit habituelle. Je ne parviendrai pas à parler à mes soeurs avec le même calme. La divergence des opinions entamera ma patience bien plus rapidement. Piètres conséquences tout de même. 

C’est de cela qu’il s’agit lorsque l’on suggère de ”prendre soin de soi”. Rien d’autre. ”Un corps sain dans un esprit sain”, OK, mais pour se sentir bien avec les autres. La finalité ne peut pas être personnelle. Au risque de quoi nous contribuerions à échafauder une société plus individualiste que jamais. Ne rendons pas les individus plus déconnectés qu’ils ne le sont déjà. 

Prendre soin de soi par le sport, la méditation, le yoga ou le sommeil, trouve un sens véritable dans la contribution que l’on y met au monde.  C’est cela, faire preuve d’altruisme

L’altruisme se définirait par le comportement qui pousse à s’intéresser aux autres, selon le dictionnaire Larousse. Il n’est autre que l’antonyme – l’opposé – de l’égoïsme.

En cela, nous pouvons affirmer haut et fort que ”prendre soin de soi est le plus haut taux d’altruisme”. Je pense que quiconque agissant pour servir ses propres intérêts ne produit rien de vertueux. Mais la poursuite d’une cause qui nous dépasse constitue un profit bien plus intègre et essentiel. 

Dès lors, prenez le temps de reconnaître que ces moments passés pour soi sont pleins de sens. Ils nourrissent la qualité des relations avec vos proches. Ils entretiennent le respect, vertu fondamentale pour évoluer sainement en société. Ils font de chacun une personne meilleure, pour que vous puissiez rayonner sur votre entourage. 

Ainsi, il faut chérir chaque moment pris pour soi autant que ceux pris avec les autres. Car de la qualité des premiers dépend celle des second. S’entraîner et se relaxer sont un acte de respect envers soi, avant de pouvoir devenir une marque de respect envers l’Autre. 

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